Death toll from tribal clashes in Sudan soars to 65: Official

Environ 150 autres personnes ont été blessées dans le sud de l’État du Nil Bleu depuis que les affrontements ont éclaté il y a une semaine.

Le bilan des jours d’affrontements tribaux au Soudan État du Nil bleu a grimpé à au moins 65 personnes, a déclaré le ministre de la Santé de la province.

Les combats entre les groupes ethniques haoussa et birta dans la province du sud ont également fait environ 150 blessés, a déclaré dimanche Gamal Nasser al-Sayed.

Il a déclaré à l’Associated Press que la plupart des morts étaient de jeunes hommes qui ont été abattus ou poignardés.

Al-Sayed a exhorté les autorités de la capitale Khartoum à aider à transporter par avion 15 blessés graves, car les hôpitaux du Nil Bleu manquent d’équipements de pointe et de médicaments vitaux.

Samedi, des responsables avaient déclaré que le nombre de morts était d’au moins 31.

Les autorités ont déployé les Forces de soutien rapide militaires et paramilitaires – ou RSF – pour apporter la stabilité dans la région. Ils ont également imposé un couvre-feu nocturne à partir de samedi soir et interdit les rassemblements dans les villes de Roseires et d’Al-Damazin, la capitale de l’État, où les affrontements ont eu lieu.

Le gouverneur du Nil bleu, Ahmed al-Omda, avait publié vendredi une ordonnance interdisant tout rassemblement ou marche pendant un mois.

Ahmed Youssef, un habitant d’Al-Damazin, a déclaré à l’agence de presse AFP que “des dizaines de familles” avaient traversé samedi le pont vers la ville pour fuir les troubles.

Les hôpitaux avaient lancé des appels urgents aux dons de sang, selon des sources médicales.

Une source à l’hôpital Al-Roseires a déclaré à l’AFP que l’établissement était “à court de matériel de premiers secours” et que des renforts étaient nécessaires car le nombre de blessés “augmentait”.

Le Représentant spécial des Nations Unies au Soudan, Volker Perthes, a appelé toutes les parties à faire preuve de retenue.

Les violences sont survenues après que la tribu Birta a rejeté une demande haoussa de créer une “autorité civile pour superviser l’accès à la terre”, a déclaré à l’AFP un éminent membre haoussa sous couvert d’anonymat.

Mais un haut responsable de Birta avait déclaré que la tribu répondait à une “violation” de ses terres par les Hausa.

La région de Qissan et l’État du Nil Bleu plus généralement connaissent depuis longtemps des troubles, les combattants du sud étant une épine dans le pied du Soudan. l’ancien président de l’homme fort Omar al-Bashirqui a été déposé par l’armée en 2019 à la suite de manifestations de rue.

Les experts disent le coup d’état de l’an dernierdirigé par le chef de l’armée Abdel Fattah al-Burhan, a créé un vide sécuritaire qui a favorisé une recrudescence des violences tribales, dans un pays où des affrontements meurtriers éclatent régulièrement pour la terre, le bétail, l’accès à l’eau et aux pâturages.

Des manifestants pro-démocratie accusent les dirigeants militaires soudanais et les anciens chefs rebelles qui ont signé un accord de paix en 2020 d’exacerber les tensions ethniques dans l’État du Nil Bleu à des fins personnelles.

Dimanche, la police a tiré des gaz lacrymogènes dans la capitale soudanaise Khartoum contre des centaines de manifestants anti-coup d’État qui ont également attiré l’attention sur les affrontements meurtriers dans le sud du pays.

La capitale est le théâtre de manifestations quasi hebdomadaires depuis que la prise de pouvoir d’al-Burhan a fait dérailler la transition vers un régime civil.

« Al-Damazin saigne », lit-on dimanche sur la pancarte d’un des manifestants de Khartoum.

Dans la ville de Wad Madani, à environ 200 km au sud de Khartoum, les manifestants ont détourné leur manifestation vers l’hôpital local pour “donner du sang à nos frères blessés lors d’affrontements tribaux dans le Nil bleu”, a déclaré à l’AFP l’organisateur de la manifestation Ammar Mohamed.

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