Dozens killed in tribal clashes in Sudan’s Blue Nile State

Au moins 39 autres personnes ont été blessées et 16 magasins incendiés depuis que les violences ont éclaté lundi à la suite d’un conflit foncier entre tribus.

Des dizaines de familles fuient la violence dans l’État du Nil bleu au Soudan, où les affrontements continus entre deux tribus ont tué au moins 31 personnes, selon le comité de sécurité de l’État et d’autres responsables.

Au moins 39 autres personnes ont été blessées et des dizaines de magasins ont été incendiés dans la ville de Roseires depuis que les violences ont éclaté lundi à propos d’un conflit foncier entre les tribus Berti et Hawsa.

Les affrontements se sont poursuivis samedi après-midi malgré le déploiement de davantage de troupes dans la région, selon le Comité des médecins soudanais, qui suit la violence à travers le pays.

“Nous avons besoin de plus de troupes pour contrôler la situation”, a déclaré samedi à l’AFP un responsable local Adel Agar de la ville d’Al-Roseires.

Il a également appelé les médiateurs à désamorcer les tensions qui ont fait de nombreux “morts et blessés”.

Le Comité des médecins soudanais a déclaré que d’autres blessés avaient été transportés à l’hôpital samedi, au milieu d’une pénurie de médicaments d’urgence et vitaux dans la province. Il a appelé les autorités de la capitale Khartoum à aider à évacuer les blessés pour un traitement avancé.

Le gouverneur du Nil bleu, Ahmed al-Omda, a publié vendredi une ordonnance interdisant tout rassemblement ou marche pendant un mois et un couvre-feu nocturne a été imposé samedi.

Le gouvernement local a déployé les Forces de soutien rapide militaires et paramilitaires (RSF) pour apporter la stabilité dans la région.

Les affrontements ont repris samedi après une brève accalmie, près de la capitale de l’Etat Al-Damazin samedi, ont indiqué des témoins.

“Nous avons entendu des coups de feu”, a déclaré à l’AFP une habitante de la ville d’Al-Roseires de l’autre côté de la rivière depuis Al-Damazin, “et avons vu de la fumée monter” du sud.

Ahmed Youssef, un habitant d’Al-Damazin, a déclaré que “des dizaines de familles” ont traversé le pont vers la ville pour fuir les troubles.

Les hôpitaux lancent un appel urgent

Un appel urgent aux dons de sang a été lancé par les hôpitaux pour le traitement des victimes des troubles, selon des sources médicales.

Une source médicale de l’hôpital Al-Roseires a déclaré à l’AFP que l’établissement était “à court de matériel de premiers secours”.

“Des effectifs supplémentaires” sont nécessaires, a indiqué la source, ajoutant que le nombre de blessés “est en augmentation”.

Les violences ont éclaté après que la tribu Berti a rejeté une requête des Hawsa visant à créer une “autorité civile chargée de surveiller l’accès à la terre”, a déclaré à l’AFP un éminent membre des Hawsa sous couvert d’anonymat.

Mais un haut responsable des Bertis a déclaré que la tribu répondait à une «violation» de ses terres par les Hawsas.

La région de Qissan et l’État du Nil Bleu plus généralement connaissent depuis longtemps des troubles, les combattants du sud étant une épine dans le pied du Soudan. l’ancien président de l’homme fort Omar al-Bashirqui a été déposé par l’armée en 2019 à la suite de manifestations de rue.

Les experts disent le coup d’état de l’an dernierdirigé par le chef de l’armée Abdel Fattah al-Burhan, a créé un vide sécuritaire qui a favorisé une recrudescence des violences tribales, dans un pays où des affrontements meurtriers éclatent régulièrement pour la terre, le bétail, l’accès à l’eau et aux pâturages.

En avril, des affrontements tribaux ont tué plus de 200 personnes dans le Darfour ravagé par la guerre.

Il y a eu des flambées sporadiques de violence dans plusieurs régions du Soudan, notamment les régions côtières orientales et l’ouest du Darfour, malgré un accord de paix national signé par certains groupes rebelles en 2020.

La faction la plus puissante du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord, un groupe rebelle actif dans les États du Kordofan méridional et du Nil bleu, n’a pas signé l’accord.

L’armée soudanaise a pris le pouvoir d’un gouvernement de transition dirigé par des civils en octobre 2021, déclenchant manifestations anti-militaires de masse qui durent depuis plus de huit mois.

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