Four dead in South Africa protests over high power costs

Des protestations contre la médiocrité des services se produisent régulièrement en Afrique du Sud, qui lutte contre certains des taux de chômage et de criminalité les plus élevés au monde.

Au moins quatre personnes sont mortes lors de manifestations contre le coût de l’électricité dans un township sud-africain, ont indiqué des responsables de la police.

Lundi, des habitants en colère contre le coût élevé des services de base ont barricadé des routes avec des pneus enflammés et incendié un bâtiment municipal dans le canton de Thembisa, au nord-est du centre financier de Johannesburg.

Les autorités ont déclaré que deux personnes avaient été tuées dans des fusillades présumées par la police après le déclenchement des manifestations dans la matinée.

“Ils auraient été abattus”, a déclaré à l’AFP la porte-parole de la police municipale Kelebogile Thepa.

Plus tard dans la soirée, Thepa a déclaré que deux autres corps avaient été retrouvés près de l’entrée du bâtiment incendié, portant à quatre le nombre total de morts.

La police n’a pas encore confirmé la cause des décès, a-t-elle ajouté. Des enquêtes étaient en cours.

Des protestations contre la médiocrité des services se produisent régulièrement en Afrique du Sud, qui lutte contre certains des taux de chômage et de criminalité les plus élevés au monde. Les coupures de courant sont également devenues fréquentes ces derniers mois, car la compagnie nationale de services publics Eskom se bat contre des dettes élevées et une grève du travail.

La dernière vague de protestations a eu lieu moins de deux semaines après que l’ancien président Thabo Mbeki a averti que le pays pourrait voir un soulèvement semblable au printemps arabedéclenché par un mécontentement croissant.

Les manifestants construisent une barricade pour bloquer une route après une nuit d’émeutes causées par des membres de la communauté en colère exigeant une meilleure prestation de services à Tembisa le 1er août 2022 [Guillem Sartorio/AFP] (AFP)

Le mois dernier, Mbeki a accusé le président Cyril Ramaphosa de ne pas avoir tenu ses promesses de lutter contre la pauvreté généralisée, les inégalités et le chômage, qui s’élève à plus de 34,5 %, avec un taux de chômage des jeunes de près de 64 %.

La situation a été aggravée par la hausse des prix alimentaires occasionnée par les perturbations de l’approvisionnement en blé alors que l’invasion russe de l’Ukraine se poursuit.

Il y a un an, l’Afrique du Sud a connu une flambée des pires violences que le pays ait connues depuis la fin de l’ère de l’apartheid il y a trois décennies. Les émeutes et les pillages à grande échelle ont ensuite fait plus de 350 morts.

Les 10 jours d’émeutes ont suivi l’emprisonnement de l’ancien président Jacob Zuma pour avoir snobé les enquêteurs sur la corruption. Ils se sont produits principalement dans la province du KwaZulu-Natal mais aussi dans le Gauteng où se trouve Johannesburg.

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