Protests against military administration paralyse Guinea capital

Les groupes d’opposition affirment qu’au moins une personne a été tuée et plusieurs blessées lors d’affrontements avec la police après le blocage d’un plan de rassemblement pacifique.

Les manifestations contre le gouvernement militaire guinéen et sa gestion des plans de retour à la démocratie ont paralysé la capitale, les organisateurs affirmant qu’une personne a été tuée.

Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) a déclaré qu’une personne était décédée après avoir été touchée par balle dans la banlieue de Conakry à Hamdallaye, et que plusieurs autres avaient été blessées lors des manifestations de jeudi.

Le FNDC est une coalition politique influente qui a appelé aux manifestations de la semaine dernière pour condamner la « gestion unilatérale » par l’armée d’un retour au régime civil après sa prise du pouvoir en 2021. L’ancien Rassemblement pour le peuple guinéen au pouvoir et l’Alliance nationale pour le changement et Démocratie, autre coalition de partis et d’associations, a également appelé ses partisans à se joindre aux manifestations.

Les autorités avaient précédemment interdit le rassemblement et n’ont pas confirmé le décès.

Le procureur de la République a ordonné jeudi des poursuites judiciaires immédiates contre les organisateurs.

Le FNDC a accusé les chefs militaires de “refuser systématiquement” d’établir un “dialogue crédible” pour définir les termes de la transition.

Le colonel Mamady Doumbouya a prêté serment comme président par intérim en octobre dernier après avoir mené le coup d’État contre le président Alpha Condé, dont la tentative de étendre son emprise sur le pouvoir pour un troisième mandat a suscité une colère généralisée. Doumbouya a déclaré que la mission de son administration était de « refonder l’État » en rédigeant une nouvelle constitution, en luttant contre la corruption, en réformant le système électoral puis en organisant des élections « libres, crédibles et transparentes ».

Jeudi, le président du bloc régional de la CEDEAO, Umaro Sissoco Embalo, a déclaré qu’il avait récemment convaincu l’armée d’accélérer le retour à la démocratie.

« J’étais à Conakry avec le président de la commission [of ECOWAS] faire comprendre à la junte militaire la décision du sommet des chefs d’État selon laquelle la transition ne peut excéder 24 mois », a déclaré Embalo, s’exprimant aux côtés du président français Emmanuel Macron lors d’une Compte rendu à Bissau.

“Ils avaient proposé 36 mois, mais nous avons réussi à les convaincre”, a-t-il ajouté.

Mais Ousmane Gaoual Diallo, ministre guinéen et porte-parole de l’administration de transition, a déclaré à l’agence de presse AFP que “ni le gouvernement ni la présidence ne confirment ces informations sur la durée de la transition en Guinée”.

Des affrontements ont éclaté jeudi matin entre jeunes manifestants et forces de l’ordre dans plusieurs quartiers considérés comme des bastions de l’opposition dans la capitale, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les manifestants ont érigé des barricades et brûlé des pneus tandis que la police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser de petits groupes en lançant des pierres.

La plupart des quartiers du centre-ville sont restés calmes, mais l’activité s’est néanmoins arrêtée.

Les manifestants ont bloqué jeudi des routes dans la capitale guinéenne après que les autorités ont empêché les partisans des partis d’opposition de se rassembler pour une marche pacifique [Cellou Binani/AFP]

Le boulevard du Commerce, grand axe habituellement bondé, était presque désert à midi.

“Nous sommes ravis du succès de notre appel à manifester, c’était parfait”, a déclaré à l’AFP Ibrahima Diallo, le chef des opérations du FNDC.

“La ville a été calme partout, l’administration est paralysée – c’est un grand succès pour nous.”

“Comportement autoritaire”

Les autorités militaires ont interdit en mai toute manifestation publique pouvant être interprétée comme une menace à l’ordre public.

Le FNDC avait annoncé des manifestations pour le 23 juin, mais les a ensuite annulées, indiquant qu’il était prêt à donner une « chance » à l’administration de transition et à entamer le dialogue.

Mais leur patience s’est brisée après une rencontre avec les autorités que le FNDC a qualifiée de “parodie”.

Le groupe a condamné la “conduite solitaire et autoritaire de la transition” et ses “graves atteintes aux droits et libertés fondamentaux”.

Trois dirigeants du FNDC ont été arrêtés le 5 juillet, provoquant des manifestations violentes parmi les premières depuis le coup d’État.

Tous trois ont été libérés après avoir été reconnus non coupables d’outrage au tribunal pour des commentaires qu’ils avaient publiés sur les réseaux sociaux critiquant le bureau du procureur et le parlement nommé par l’armée.

Source link

Leave a Comment

Your email address will not be published.